Summer Nights
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         Summer Nights 2015
         Las Vegas residency
 
                 EXTENDED !
 de Mars 2015 à Janvier 2016     
 
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Serenity

Rona Newton-John    
          Rona Newton-John
                (1943 - 2013)
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Olivia et moi - Sixième époque : 2006 : L'apotheose (2eme partie)
 

19 h :
Nous avons rendez-vous devant le théâtre avec Kris et Jim, les amis américains d’Arielle, qui ont nos billets entre les mains.
En les attendant, Arielle récupère les "back-stage passes" au guichet, ce qui nous procure un stress supplémentaire lorsque la préposée ne trouve pas la petite enveloppe, que nous, nous voyons parfaitement sur le guichet! Mais allez donc faire comprendre à une américaine, derrière une vitre épaisse avec hygiaphone, qu’elle cherche au prénom, en l’occurrence « Eu-rièl » alors qu’évidemment c’est son nom qui est noté! confused

Mais tout s’arrange, nous prenons possession de nos précieux sésames et nous retrouvons K&J. On claque la bise, enfin plutôt le « hug », on papote un peu, on passe au stand merchandising faire quelques emplettes puis, inévitablement, les filles s’éclipsent aux « restrooms »… et me voilà en tête à tête avec Jim, que je ne connais absolument pas! Déjà, sans la barrière de la langue, je ne suis pas causant, mais là, il a vraiment dû me prendre pour un ours (mais j’ai l’habitude) : un grand moment de solitude, assurément…

Enfin bref, nous prenons place dans la salle et ô surprise : nous sommes au premier rang! 1,50 mètres me séparent de la scène, je ne peux pas être plus près d’Olivia! Pour ne pas revivre la même mésaventure que 3 ans plus tôt à New York (non-souvenir du concert) je mets mon neurone en mode « ouverture » et j’enregistre mentalement un maximum de choses… et ça fonctionne puisque je me rappelle de (presque) tout!

19h30 (pétantes) :
Olivia débute le concert par la chanson qui ouvre son dernier album : « Pearls on a chain », que l’assistance écoute religieusement puis nous accueillons Olivia par une standing ovation. Comme espéré, elle interprétera 3 autres extraits de « Grace and gratitude » : la chanson-titre, « Love is letting go of fear » et « Instrument of peace » en final. Bien sûr, elle chante également tous ses tubes, les « country » de la première heure, les « rock » de la grande époque, le tout sous forme de deux medleys, le trio "Xanadu-Magic-Suddenly", "Physical" version samba, les incontournables de Grease et « I honestly love you »  en rappel.
Mais le titre surprise de la soirée est « A little more love », qui date de 1978, une chanson difficile mais qui montre l’étendue de son talent :

(extrait de la même tournée mais en Floride quelques jours plus tard)



Olivia plaisante entre les chansons, échange de vrais regards avec les personnes du premier rang (j’ai eu mon lot de sourire smile) et leur fait des petits signes de la main… Elle aime ce qu’elle fait, elle le fait bien car l’énergie et la voix sont au rendez-vous, et elle nous fait du bien!
Je garde un souvenir précieux de ce concert, que je considère comme le premier pour moi, car Olivia y est au top, les conditions sont idéales et, cerise sur le gâteau, je sais que peu après et pour la première fois, je vais la rencontrer, lui parler, et peut-être la toucher…


Photos d'Arielle© (sauf la première, prise par bibi)




21h30 (dans ces eaux là) :
La rencontre backstage a lieu dans un salon de réception, à l’étage du théâtre. Nous sommes environ une trentaine de personnes, en ligne à attendre l’arrivée d’Olivia qui est sans doute encore dans sa loge.
Quelle stratégie adopter?
Rester où nous sommes, à peu près au milieu de la file, perdus parmi le « tout-venant » ou passer en dernier? Utilisant divers prétextes, soit une mamie un peu âgée, soit un enfant impatient, soit un duo de femmes qui n’a rien d’autre à faire signer que les billets du concert (elles vont rencontrer la plus grande artiste de tous les temps et elles n’ont rien préparé? Ah, j’vous jure, ces américains…cry) nous laissons passer les groupes derrière nous pour nous retrouver, comme voulu, en queue de peloton. C’est à quitte ou double, certes, mais je me dit que lorsqu’elle verra nos bonnes bouilles de frenchies fans transis, Olivia ne pourra pas résister et nous accordera du temps…Mais encore faut-il qu’elle vienne : et si, trop fatiguée ou par caprice, elle annulait la rencontre? Hé oh! je parle d’Olivia, là…

21h51 (à peu près) :
Un léger brouhaha dans le couloir, des bruit de pas et soudain, Olivia pénètre dans la pièce : petit pull crème, jeans, bottes… elle lance un « hello » à la cantonade et se dirige vers la petite table où elle accueillera ses invités.
A son entrée, toutes les conversations s’arrêtent, tous les regards, comme attirés par tant de grâce et de beauté, se tournent vers elle, une douceur indéfinissable envahi l’atmosphère, la lumière aveuglante d’Olivia éclipse celle blafarde des néons, je ne suis plus fatigué, j’aime tout le monde, la vie est devenue belle et le monde harmonieux…
C’est presque du domaine du religieux (oui, moi aussi, ça me fait peur quelquefois confused)
Olivia possède cette aura que peu ont, et il émane de ce petit bout de bonne femme tant de force, de sérénité et d’amour qu’on ne peut que l’aimer en retour.

 


22h15 (ou presque) :
Bien sûr, l’attente est trop longue, Olivia prenant le temps nécessaire avec chaque personne qui nous précède pour papoter, signer et prendre la pose. Nous ne la lâchons pas des yeux et lentement mais surement, nous avançons vers elle, le cœur battant de plus en plus vite.

Enfin, elle nous fait signe d’approcher. Elle nous accueille en nous serrant la main et en plantant ses yeux bleus droit dans les nôtres et, voyant sans doute que nous n’avons pas l’assurance des américains, elle nous demande d’où nous venons. C’est Arielle qui lui fera la conversation, car je suis absolument incapable d’aligner deux mots.
Olivia nous dit que nous sommes chanceux d’habiter une aussi belle ville que Paris, Arielle lui répond qu’il faudrait qu’elle y vienne bientôt (sous-entendu pour un concert) et Olivia acquiesce : « il y a longtemps que je ne suis pas allé là-bas » (sous-entendu en touriste). Arielle a la présence d’esprit de lui dire que le « show was great », elle nous en remercie, nous lui donnons notre cadeau, un livre de photos des plus beaux endroits de la planète. Tout en continuant la conversation, elle nous dédicace les 4 programmes achetés avant le concert : un pour chacun de nous deux, évidemment, mais aussi un exemplaires pour nos amis respectifs restés en France et qui nous ont missionné. Pour lui faciliter la tache, nous avons collé des post-it avec les 4 prénoms! Oui, c’est une organisation bien rodée… tongue

L’assistante et le manager d’Olivia, qui surveillent le bon déroulement des opérations, nous pressent un peu et l’assistante, l’appareil photo d’Arielle en main, nous demande de prendre la pose : nous ne nous faisons pas prier. Olivia nous remercie ensuite, nous signifiant ainsi la fin de la rencontre.

Mon amour-propre et la raison me dictent de m’arrêter là, mais comme je vous raconte ma vie, autant aller jusqu’au bout et tout dire, même si parfois c’est pas joli-joli…
Alors qu’Olivia s’éloigne, Je récupère mon appareil photo, qui n’a pas servi, posé sur la table. S’en apercevant, Olivia s’arrête se tourne vers moi et me dit :
- You want another picture?
Qu’auriez-vous répondu à ma place? Comme pour tout fan normalement constitué, ma réponse aurait dû être oui… mais je me suis entendu lui répondre :
-no, that’s ok
Réaction de surprise d’Olivia, regard assassin d’Arielle et envie quasi-instantanée de m’arracher un bras pour me le fracasser sur la tête… En fait, je n’ai pas voulu abuser de son temps et la retenir alors qu’elle était sur le départ… Je le regrette encore aujourd’hui, au moins une fois par jour.





Elle s’éloigne donc, nous sommes conviés à quitter la pièce derrière elle et nous la suivons quelques instants dans le couloir, avant que nos chemins se séparent.

22 h 52 (environ) :
A l’extérieur, nous retrouvons Kris et Jim et ensemble nous contournons le théâtre pour rejoindre bon nombre de fans, qui attendent devant le bus stationné à la sortie des artistes. Arielle et moi restons en retrait pour laisser la place à ceux qui n’ont pas eu la même chance que nous, mais cela ne nous empêche pas d’apercevoir Olivia une dernière fois lorsqu’elle monte dans son bus en faisant à l’assemblée une petit signe de la main…
Et voilà…
Nous prenons congés de nos amis jusqu’au lendemain et rentrons à l’hôtel : la nuit qui suit un concert d’Olivia, c’est toujours Olivia… (merci Guitry)
Demain : direction Foxwoods!
 
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C’est bien les américains, ça : au milieu d’une immense forêt, dans le Connecticut, ils ont construit le Foxwoods Resort Casino, un complexe de loisirs comprenant deux hôtels grand standing, 6 casinos, une salle de spectacle, des boîtes de nuit, une galerie commerçante avec boutiques de luxe, etc… Bien sûr, ce n’est pas Las Vegas, mais tout est réuni pour s’amuser…
En revanche, sur la signalisation du lieu, ils n’ont pas fait beaucoup d’effort : sans GPS, sans carte routière, avec juste un itinéraire imprimé depuis Mapy et un sens de l’orientation disons approximatif, ce qui devait arriver arriva : entre l’hôtel et le casino, nous nous sommes perdu! Après avoir tourné en rond dans la magnifique mais inhospitalière forêt, nous demandons notre chemin (oui, en anglais) dans une boutique de vins et spiritueux. Le vendeur n’a pas l’air surpris de nous voir ainsi perdus, nous ne sommes sûrement pas les premiers. Grâce à ses indications nous trouvons enfin le lieu.

Une nouvelle fois, nous retrouvons Kris et Jim et ensemble, nous dinons dans un des nombreux fast-food du Resort… A la table voisine, quatre des musiciens d’Olivia font de même!
Pour continuer dans l’inédit, la salle du Fox Theatre est assez surprenante. Les rangées de siège sont suffisamment espacées pour permettre aux serveuses de ravitailler en alcool les clients pendant le show, le placement du public est laissé au bon vouloir du « maître d’hôtel » (en français dans le texte) qui décide à notre entrée de nous attribuer un inespéré troisième rang à droite de la scène (quels sont ses critères, je l’ignore), les photos sont officiellement interdites et la sécurité y veille… on est bel et bien dans un Casino!


Le show d’Olivia est identique à celui de la veille, bien sûr, elle est en forme vocalement et pleine d’énergie. Est-ce à cause des conditions particulières, je ne sais, mais je ne profite pas pleinement du plaisir de voir Olivia et je ne garde pas un souvenir impérissable de ce concert. Et en comparaison avec la soirée de la veille, il n’y a pas photo!
A la toute fin du show, Arielle et moi trouvons le courage de nous approcher du bord de la scène alors qu’Olivia serre des mains… mais pas les nôtres, hélas.
 


Il commence à pleuvoir lorsque nous rentrons à l’hôtel, sans nous égarer cette fois-ci (non, nous logeons pas dans le palace sur place mad)
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Le lendemain, nous prenons la route pour New Brunswick, dans le New Jersey, sous une pluie battante.
Comme souvent aux USA, la distance est grande et un périple de 300 kilomètres nous attend, nous empruntons les Highways de la côte Est. On ne peut pas dire que le paysage est charmant, banlieues de grandes villes succèdent à des zones industrielles, le tout sous un ciel bas et triste.
Le summum est atteint lorsque nous devons contourner New York City : pour ceux qui connaissent, prenez le périph' parisien et multipliez par 3!
Soudain, le trafic s’arrête et nous voici immobilisés au milieu de la chaussée : des voitures de chaque coté à perte de vue, une autoroute bordées par des buildings immenses, aucun moyen de s’échapper, nous sommes prisonniers de cette métropole, c’est terrible, nous allons mourir à New York!!!
Bon, j’exagères mais j’avoue avoir eu un méchant coup de « moins bien »… Puis au bout de 20 minutes, nous repartons lentement et reprenons notre route (en fait, un truck s’est renversé sur la chaussée, mais dans l’autre sens, hé hé)

La pluie qui avait cessé jusque là reprend soudain de plus belle… Vous savez ce que veut dire « déluge »? Et bien là, c’est le mot juste. Je n’y vois pas à 5 mètres, je roule à 20 miles à l’heure sur une autoroute et je suis sur le point de m’arrêter sur le bas-côté lorsque par magie la pluie diminue et la situation redevient presque normale… Deuxième coup de flip, assurément!

Nous arrivons enfin à New Brunswick en milieu d’après-midi, je vous passe la description du motel (ne descendez jamais dans un Howard Johnson, jamais!) puis nous partons en repérage de la salle de concert, en centre-ville, avant un peu de repos.

Cette fois-ci, Kris et Jim n’ont pas fait le voyage. Dans le hall du State Theatre, il semble que toute la jet-set de la ville soit là : messieurs en costumes, mesdames endimanchées et pomponnées, moyenne d’âge élevée… Seuls les vrais fans dénotent un peu car plus jeunes (légèrement) et plus « débraillés ».
Le théâtre, à l’ancienne, est magnifique mais suite à un mic-mac dans l’attribution des places par Bill qui en a centralisé l’achat (je passe les détails, je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie d’Arielle smile) nous nous retrouvons au 9ème rang! Oui, vous avez bien lu : 9, neuf, nine, IX… L’avantage, puisqu’il faut en trouver un, est que nous aurons ainsi une vue plus large du show, des lumières, de la facilité avec laquelle Olivia maitrise l’espace sur scène, de son sens du spectacle, tout cela sans danseurs, sans tenue extravagante et sans artifices (Mado et Gaga, prenez votre leçon) et il faut le reconnaitre, un meilleur son.

Olivia reçoit plusieurs « standing ovations » comme à l’accoutumée.

Quant à moi, sachant que c’est le dernier soir, j’ouvre grand oreilles et yeux, j’essaie de retenir le temps pour faire durer le plaisir mais non, inexorablement, Olivia enchaîne les chansons jusqu’à ce toujours bouleversant « I honestly love you », qui fait couler quelques larmes sur certains visages (dont le mien, évidemment).
Lors des rappels, nous nous faufilons jusqu’au bord de la scène, pour remercier Olivia de tous ces moments de bonheur qu’elle nous procure, sans pouvoir hélas lui toucher la main mais seulement échanger un furtif regard… Puis, accompagnée par son chien, elle sort de scène.
 
photos : Arielle©


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Nous consacrons le lendemain, dimanche, à faire le trajet retour jusqu’à Boston, encore une fois beaucoup de route mais dans des conditions plus clémentes et le lundi à visiter Boston avec Kris qui nous rejoint pour la journée.

Mais il était écrit que nous ne quitterions pas Olivia ainsi… En guise de cerise sur le gâteau, ce même lundi, nous suivons en direct à la télé son apparition dans l’émission matinale de la chaine ABC, le Early show.
Voici ce qu’on a pu voir :

Je rappelle le contexte : Olivia est en « live » , en extérieur dans une rue de New York (bruit des voitures et sirènes comprises) il est 8h30 du matin et elle a donné un concert la veille…(on lui pardonne les petites erreurs…)




Nous rentrons le lendemain sur Paris, bien sûr avec plein de souvenirs dans les valises et surtout dans la tête. Le voyage fut court mais intense et chaque instant en valait la peine.
Inévitablement, un sentiment de tristesse m’envahit car je n’ai plus qu’une envie : retrouver Olivia sur scène encore une fois!
Mais cela se reproduira-t-il un jour?

Ce que j’ignore à ce moment-là, c’est qu’un an plus tard, l’occasion m’en sera à nouveau donnée…biggrin

A SUIVRE

Date de création : 12/06/2010 - 14h11
Dernière modification : 14/06/2010 - 18h57
Catégorie : Olivia et moi
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Réactions à cet article

Réaction n°1 

par Nicky le 22/09/2010 - 23h42

lHello e

C'est pas de l'amour çà c'est de la rage! lol! Je plaisante bien sûr.

Moi aussi j'apprécie beaucoup Olivia mais je n'ai hélàs jamais eu l'occasion de l'approcher... mais je comprends qu'on puisse être fan à ce point là... Quelle chance vous avez eu de l'approcher comme çà...

Très bien votre site la concernant! Dans la vie il faut "vibrer", il y a tellement de choses ou de gens à voir avant qu'il ne soit trop tard... ce que je vous souhaite c'est d'encore pouvoir vibrer au son d'Olivia...

Bonne continuation et donnez nous des news ok? on compte sur vous.

A bientôt ee

Nicky


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